Encore un projet d’avenir pour notre canton qui risque d’être bloqué ! Pourtant la traversée souterraine de Vésenaz, attendue depuis plus de trente ans, mérite le soutien de tous les Genevois. En effet, ce projet permettra de fluidifier le trafic de toute la région d’Arve et Lac, jusqu’aux Trois-Chêne, et surtout d’accélérer les transports publics. C’est également un investissement structurel bienvenu en ces temps de morosité économique.
Absolument nécessaire, la Traversée de Vésenaz est soutenue par le Conseil d’Etat et le Grand Conseil genevois, par la commune de Collonge-Bellerive bien sûr, mais aussi par toutes les communes de la région, dont les quelque 50′000 habitants souffrent tant des bouchons créés par le nœud de Vésenaz que du report des automobilistes qui cherchent à l’éviter. Si aucune solution sérieuse n’est apportée rapidement, le problème n’ira qu’en s’amplifiant. Dans vingt ans – soit demain, en termes de construction d’infrastructure – on estime que la population genevoise aura doublé, pour atteindre 1 million d’habitants! Des habitants qui ne pourront pas tous habiter au centre ville et qui viendront grossir les communes périphériques du Canton…
Nos Autorités cantonales l’ont compris. Elles ont inscrit la traversée de Vésenaz dans le projet d’agglomération franco-valdo-genevois en catégorie A, soit des projets urgents à réaliser entre 2011 et 2014. La traversée fait ainsi partie intégrante d’un vaste programme visant à développer le réseau mobile du bassin lémanique, qui inclut tant l’amélioration des axes routiers que le déploiement, pour plusieurs milliards de francs, des transports publics (CEVA, tram, parkings P+R, etc…).
Le projet de Vésenaz a également été conçu pour répondre à ce double objectif : fluidifier le trafic automobile grâce au tunnel, donc favoriser les transports publics (actuellement prisonniers des bouchons) et développer une mobilité plus douce en surface.
Aujourd’hui, quelque 35′000 voitures se rencontrent, chaque jour, à la croisée de la route de Thonon et celle d’Hermance. Ce carrefour – dangereux de surcroît – constitue un véritable goulet d’étranglement au cœur du village de Vésenaz et – aux heures de pointe – crée des bouchons de plusieurs kilomètres, paralysant toute une région, en plein développement résidentiel, mais également économique.
Pour supprimer ce goulet, les ingénieurs ont étudié toutes les possibilités: feux de signalisation, giratoire, etc. Ils sont formels: aucune de ces propositions n’est en mesure d’améliorer la fluidité du trafic. Sans parler de la qualité de vie des habitants du village, exposés au flux incessant des voitures. La seule et unique solution soutenue par les ingénieurs est celle d’une traversée couverte, qui permettrait aux 19′000 véhicules empruntant la route de Thonon de transiter par voie souterraine. Une partie des automobilistes de la route d’Hermance préférera également utiliser le tunnel, avant de rejoindre Hermance par d’autres voies. Une fois débarassé du goulet d’étranglement, il sera alors possible de développer en surface des pistes cyclables et d’améliorer le réseau des transports publics : bus aujourd’hui et, demain, le tram ! Une voie en direction de Genève-Plage, puis de Vésenaz est en effet prévue dans le plan cantonal.
Alors cessons d’opposer fluidité du trafic et développement des transports publics. Pour résoudre le problème de circulation dans le bassin lémanique, il s’agit maintenant, de toute urgence, d’appliquer de véritables solutions, réalistes et porteuses d’avenir pour Genève.












