Les Genevois veulent plus de sécurité

Les hebdomadaires/16 septembre 2009

Le Conseil d'Etat a décidé de plus que doubler le nombre de places de détention dans le canton de Genève, qui passeront de 440 à 940 d’ici à 2017. Cette décision s’inscrit dans un contexte de sentiment accru d’insécurité au sein de la population. Mais est-ce seulement un « sentiment » ?

Selon le rapport de la police genevoise 2008, les infractions au code pénal ont augmenté de 2,5% par rapport à 2007. La très grande criminalité reste, Dieu merci, contenue. Genève n’est pas un coupe-gorge.

Il n’en demeure pas moins que les vols avec effraction ont bondi en 2008 de +21,6% et que tous les genevois se sentent agressés par la présence de plus en plus importante des dealers, des roms et des musiciens de rue. Loin d’être une « impression » ou un « sentiment », qui serait surtout ressenti par certaines catégories de la population, comme les personnes âgées, l’insécurité est une réalité qui se traduit, quotidiennement, par des violations répétées de l’ordre public.

Ce constat n’est pas acceptable et j’entends agir, au sein du Conseil d’Etat, pour prévenir et réprimer la violence et la délinquance, sous toutes leurs formes. Je veux que la police soit plus nombreuse et plus visible dans la rue, qu'elle ne tolère plus la présence des dealers dans nos quartiers et qu'elle chasse les roms et les musiciens de rue de la voie publique.

 

La surpopulation carcérale à Genève constitue a contribué au maintien en liberté de petits délinquants qui, ainsi, pouvaient croire en leur impunité. Comme chef du Département des constructions, j'ai pris une part active à l'aboutissement des projets présentés à la presse le 15 septembre, à savoir la construction de Champ-Dollon 2 d'ici à 2017 et, à plus court terme, des centres de détention Curabilis et La Brenaz 2, opérationnels respectivement en 2012 et 2014.

Je m'engage à accélérer ces travaux, en obtenant le soutien du Grand Conseil pour répondre à l'attente légitime des Genevois : celle de vivre en sécurité dans un canton qui protège ses citoyens, défend les libertés individuelles et réprime petits délinquants et grands criminels. Dans notre société libérale, la prison doit offrir des conditions de détention dignes, mais aussi des conditions de travail correctes pour les gardiens qui ont une mission difficile à remplir. A tout points de vue, ces nouveaux lieux de détention constituent une priorité politique.

 

Mark Muller

Conseiller d'Etat chargé du Département des constructions et des technologies de l'information



 

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